Après une nuit de négociations intenses au ministère de la Fonction publique et du Travail, le Gouvernement guinéen et les syndicats de l’Éducation (FSPE, SLECG et SNE) ont signé, ce mardi matin, un protocole d’accord couvrant la période du 17 novembre au 2 décembre 2025. Sous la médiation du CNDS et la facilitation de l’IGAP, les discussions ont permis d’obtenir des avancées majeures sur les conditions de travail et de rémunération des enseignants.
Le compromis trouvé porte principalement sur la revalorisation des primes : la prime de préparation mensuelle passera de 100 000 à 500 000 GNF, la prime de craie de 125 000 à 500 000 GNF, et la prime de documentation annuelle de 300 000 à 1 500 000 GNF, avec des mises en application prévues entre février et juillet 2026. Les avantages liés aux grades académiques seront également étendus conformément au décret de janvier 2024. Certaines revendications, notamment la modification de la date d’ouverture des classes 2025-2026, ont été classées sans objet.
Sur le plan administratif, les parties ont convenu de relancer en février 2026 la commission chargée de finaliser la révision du statut particulier. Le Gouvernement s’est aussi engagé à débloquer, d’ici fin décembre 2025, les salaires suspendus depuis juillet-août 2025 et ceux bloqués via FUGAS depuis décembre 2023, avec une commission spéciale pour traiter les dossiers. Le reclassement des enseignants recyclés et des admis aux examens professionnels sera pris en charge dès janvier 2026.
La situation des enseignants contractuels a été évoquée ; le Gouvernement a rappelé que l’accès à la Fonction publique reste soumis au concours, invitant les syndicats à sensibiliser leurs membres.
Cet accord ouvre la voie à une accalmie dans le secteur éducatif guinéen. Le Gouvernement se félicite d’un dialogue apaisé, tandis que les syndicats, satisfaits des avancées obtenues, restent attentifs à la mise en œuvre des engagements.
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