President of Senegal's Football Federation Maitre Augustin Senghor looks on at a hotel in Dakar on May 17, 2018, during the announcement of squad members ahead of the forthcoming 2018 FIFA World Cup in Russia. (Photo by SEYLLOU / AFP)

La polémique enfle autour de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Sur les réseaux sociaux, Augustin Senghor, ancien président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) et membre du Comité exécutif de la Confédération Africaine de Football, a exprimé sa vive indignation après la décision du Jury d’appel de l’instance continentale.

En cause, le retrait du titre de champion d’Afrique 2025 au Sénégal, finalement attribué au Maroc sur tapis vert (3-0). Une décision qui suscite une onde de choc dans le monde du football africain.

Dans une déclaration empreinte de fermeté et d’amertume, Augustin Senghor n’a pas mâché ses mots :
« Ils ont osé faire cela. Ils ont osé se substituer à l’arbitre de la Finale en violation des Lois du jeu. L’Afrique et le monde sauront reconnaître les champions de la CAN Maroc 2026. Le Sénégal gardera son trophée quoi qu’il arrive. Trop mal pour le football africain », a-t-il écrit.

Cette sortie traduit la colère des autorités sportives sénégalaises, qui contestent vigoureusement une décision jugée contraire aux règles du jeu et à l’éthique sportive. Pour de nombreux observateurs, cette affaire pourrait durablement ternir l’image du football africain.

La crise est loin d’être terminée. Les prochains jours s’annoncent décisifs, avec une probable bataille juridique devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Parallèlement, la situation reste tendue puisque 18 supporters sénégalais sont toujours détenus au Maroc depuis la finale, ajoutant une dimension extra-sportive à cette affaire déjà explosive.

Plus que jamais, cette controverse met en lumière les défis de gouvernance et de crédibilité auxquels est confronté le football africain.

Moh Touré