Le collectif d’avocats de Commandant Aboubacar DIAKITE, dit Toumba, dit avoir appris ce mardi 10 février 2026 le transfèrement présumé de leur client vers une destination inconnue, une mesure qu’ils jugent contraire au droit guinéen.

Selon le collectif, la première alerte est survenue le 9 février 2026, lorsque l’un des avocats a découvert via les réseaux sociaux que Toumba aurait été extrait de la maison centrale de Conakry. Sur place, il s’est vu refuser l’accès à son client en raison d’instructions interdisant toute visite, y compris pour les avocats. Après avoir sollicité l’intervention du Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry, l’avocat a finalement pu rencontrer Toumba dans un climat apaisé.

Cependant, le 10 février, le collectif affirme avoir été informé d’un nouveau transfèrement, cette fois vers la prison civile de Coyah. Interrogé sur l’auteur de l’ordre, le Procureur Général aurait refusé de répondre, tout en confirmant que le transfèrement était en cours.

Le communiqué rappelle que Toumba a été condamné le 31 juillet 2024 à dix ans de prison par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Il continuait de purger sa peine à Conakry, avec déjà plus de huit ans et dix mois effectués. Selon les avocats, tout transfèrement en dehors de la maison centrale, sans décision préalable d’une juridiction compétente, constitue une violation du Code de procédure pénale guinéen (articles 1019, 1020 et 1113), portant atteinte à la légalité de sa détention et à ses droits à la défense.

Le collectif d’avocats qualifie cette mesure d’arbitraire et exige :

La cessation immédiate du transfèrement ;

Le retour de Toumba à la maison centrale de Conakry, où il était détenu légalement.

Le collectif insiste sur le respect des procédures légales et la sécurité juridique des justiciables, dénonçant ce qu’il considère comme une atteinte grave à l’autorité de la justice.

Le collectif d’avocats Aboubacar DIAKITE, dit Toumba