Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a informé l’opinion publique, ce dimanche 22 mars 2026, des avancées significatives dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en République de Guinée. Dans un communiqué du Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry, les autorités judiciaires annoncent l’engagement de plusieurs procédures d’envergure, menées avec diligence sur l’ensemble du territoire national, en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité.

Les investigations ont notamment permis l’interpellation, en avril 2025, d’un groupe de onze individus dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan, composé de sept Maliens, deux Nigériens, un Burkinabé et un Guinéen. Dans la même dynamique, un ressortissant malien, Fotigui Daou, a été arrêté à Kankan par la gendarmerie nationale pour des faits présumés d’appartenance à une cellule dormante affiliée au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans.

Les enquêtes ont mis en évidence des liens entre le suspect et ce groupe, ainsi que l’existence de réseaux de radicalisation en ligne opérant via des plateformes de messagerie, notamment WhatsApp. Plusieurs groupes identifiés, dont « Charia », « Duroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde », totalisaient 513 membres, dont 38 de nationalité guinéenne. Parmi ces derniers, Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savane ont été formellement identifiés comme membres actifs et interpellés respectivement à Siguiri et à Conakry.

L’ensemble des personnes arrêtées a été déféré devant le parquet d’instance de Kaloum, juridiction compétente en matière de terrorisme, puis inculpé et placé en détention pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme, conformément aux dispositions du Code pénal et à la législation en vigueur.

Le Parquet Général a par ailleurs rassuré la population quant à la mobilisation totale des autorités judiciaires et sécuritaires pour assurer la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Il appelle également les citoyens à faire preuve de vigilance et à collaborer activement avec les services compétents en signalant tout comportement suspect. Les autorités rappellent enfin que la lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale absolue et que toute implication dans de telles activités expose à des poursuites pénales rigoureuses, dans le strict respect des droits fondamentaux.

La Rédaction