La télévision d’État iranienne a confirmé, dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars, le décès de l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran, à l’âge de 86 ans. Quelques heures auparavant, le président américain Donald Trump avait annoncé sa mort après des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
À la tête du pays depuis 1989, Ali Khamenei était la figure centrale du pouvoir iranien, détenant l’autorité religieuse et politique suprême. Personnalité à la fois énigmatique et clivante, il s’est distingué par son hostilité constante envers les États-Unis, sa ligne dure sur le programme nucléaire iranien et ses positions radicales vis-à-vis d’Israël. Il entretenait également des relations étroites avec la Russie et la Chine, recevant notamment Vladimir Putin et Xi Jinping à Téhéran.
Son leadership a été marqué par une gestion ferme des crises internes. Lors des manifestations de 2022 déclenchées après la mort de Mahsa Amini, il avait dénoncé ce qu’il qualifiait d’ingérences étrangères, accusant les États-Unis et Israël d’être à l’origine des troubles. Décideur ultime sur les grandes orientations du pays qu’il s’agisse du nucléaire, des relations régionales ou des élections présidentielles il s’appuyait sur un appareil institutionnel solide et un vaste réseau économique.
Né le 17 juillet 1939 à Machhad, dans une famille religieuse modeste, Ali Hosseini Khamenei portait le titre de Seyyed, attestant selon la tradition chiite d’une filiation avec le Prophète. Formé à Machhad, Qom et Nadjaf, il fut un disciple de l’ayatollah Ruhollah Khomeini, fondateur de la République islamique. Engagé dans la révolution de 1979, il accéda au poste de Guide suprême en 1989, fonction qu’il occupa pendant près de quarante ans.
Sa disparition ouvre une période d’incertitude politique majeure en Iran, dans un contexte régional et international particulièrement tendu.
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