Après plus de 21 heures de discussions intensives à Islamabad, les États-Unis et l’Iran n’ont pas réussi à trouver un accord pour mettre fin au conflit qui secoue le Moyen-Orient depuis fin février 2026. Le vice-président américain JD Vance a annoncé l’impasse dimanche, avant de quitter la capitale pakistanaise.
Face à la presse, il a indiqué que Téhéran avait rejeté les propositions américaines. « Ils ont choisi de ne pas accepter nos termes », a-t-il déclaré, précisant que Washington avait soumis « une offre finale et ultime ». Il a toutefois laissé la porte ouverte à une éventuelle reprise des discussions, affirmant attendre une réponse des autorités iraniennes.
Les négociations, organisées au Serena Hotel sous médiation du Pakistan, ont principalement buté sur la question du nucléaire. Les États-Unis exigent de l’Iran un engagement clair à renoncer à tout programme d’arme nucléaire, incluant l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et le démantèlement de certaines installations. Des garanties jugées insuffisantes par la partie américaine.
La délégation de Washington, composée notamment de Steve Witkoff et de Jared Kushner, a quitté Islamabad peu après la fin des échanges.
Téhéran appelle à poursuivre le dialogue
Du côté iranien, les autorités reconnaissent l’absence de percée, tout en affirmant leur volonté de maintenir le dialogue. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a jugé irréaliste d’espérer un accord dès cette première rencontre.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui menait la délégation aux côtés du chef de la diplomatie Abbas Araghchi, a affirmé que des propositions « constructives » avaient été mises sur la table, tout en accusant les États-Unis d’exigences excessives.
Les deux parties envisagent désormais de poursuivre les discussions via des échanges techniques, sous médiation pakistanaise, sans calendrier précis à ce stade.
Un cessez-le-feu sous tension
Ces pourparlers, parmi les plus importants entre Washington et Téhéran depuis la Révolution iranienne de 1979, s’inscrivaient dans le cadre d’un cessez-le-feu fragile de deux semaines.
Dans la foulée de cet échec, l’administration de Donald Trump a annoncé la mise en place prochaine d’un blocus naval visant les ports iraniens, notamment autour du détroit d’Ormuz, un point névralgique du commerce pétrolier mondial. Une décision susceptible d’accentuer les tensions régionales et de perturber les marchés énergétiques.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, facilitateur des discussions, a pour sa part appelé à la retenue et à la poursuite du dialogue.
Alors que la situation reste incertaine, les prochaines heures seront déterminantes pour l’avenir du cessez-le-feu et la stabilité de la région, sous l’œil attentif des marchés internationaux.
La Rédaction




