Réunis en assemblée générale ce samedi 11 avril à la Bourse du travail de Kaloum, les responsables de l’intersyndicale FSPE-SNE haussent le ton face au gouvernement et brandissent la menace d’une reprise de la grève, faute d’avancées dans les négociations.

Face à leur base, les responsables syndicaux ont exprimé leur frustration et adopté des résolutions fermes. Le secrétaire général du Syndicat national de l’Éducation, Michel Pépé Balamou, a d’abord annoncé la rupture avec le SLECG, accusé de ne plus défendre les intérêts matériels et moraux des enseignants, avant d’accorder un moratoire d’une semaine au gouvernement. Ce délai doit permettre au Premier ministre, Amadou Oury Bah, de se saisir du dossier afin de rendre effectives les conclusions issues des négociations.

Dans un ton ferme, il a prévenu que si, d’ici la fin de la semaine prochaine, les arrêtés conjoints ne sont pas signés et que les commissions ne sont pas mises en place, une assemblée générale extraordinaire sera convoquée. Celle-ci pourrait acter la reprise de la grève suspendue depuis le 1er décembre 2025. Selon lui, aucun nouveau préavis ne sera nécessaire : un simple communiqué suffira pour lever la suspension et relancer le mouvement dès le lundi 20 avril 2026.

Au cours de cette rencontre, Michel Pépé Balamou a également dénoncé des manœuvres de déstabilisation qu’il attribue au SLECG, appelant les enseignants à rester unis et vigilants. Il a insisté sur le caractère collectif et impersonnel de la lutte, invitant ses camarades à ne pas céder aux tentatives de division.

À défaut d’un compromis rapide avec les autorités, le secteur de l’éducation en Guinée pourrait ainsi connaître une nouvelle paralysie dans les prochains jours.

Moh Touré