Contesté par une frange de clubs et de dirigeants de la boxe guinéenne, le président de la Fédération guinéenne de boxe, Alpha Amadou Baldé, est monté au créneau ce mardi 19 mai 2026. Lors d’une conférence de presse organisée à Conakry, lui et son équipe ont dénoncé des « accusations sans fondement » et assuré que la fédération fonctionne normalement malgré les tensions qui agitent actuellement cette discipline sportive.

Face aux médias, les responsables fédéraux ont tenté de clarifier la situation actuelle de la boxe guinéenne, notamment sur les plans administratif et international.

Prenant la parole, le secrétaire général de la Fédération guinéenne de boxe, Ousmane Niang, a expliqué que les bouleversements observés dans le monde de la boxe découlent principalement du conflit ayant opposé l’IBA (Association internationale de boxe) au Comité international olympique (CIO).

Selon lui, cette crise internationale a obligé plusieurs fédérations nationales, dont celle de la Guinée, à se réorganiser afin de rester reconnues par les instances olympiques. Il affirme ainsi que la Fédération guinéenne de boxe a déjà engagé sa transition vers le World Boxing, nouvelle structure soutenue par le CIO.

« Aujourd’hui, la Guinée bénéficie toujours de la reconnaissance du Comité international olympique. Contrairement à certaines informations relayées, il n’existe pas encore de confédération africaine officielle de World Boxing. Beaucoup de personnes se proclament responsables sans aucune légitimité reconnue », a-t-il soutenu.

Le secrétaire général a également dénoncé ce qu’il considère comme une suspension « sans base légale » visant le président Alpha Amadou Baldé et certains dirigeants fédéraux. D’après lui, aucune procédure administrative régulière n’a été respectée avant cette décision.

« Pour suspendre un responsable, il faut au préalable lui notifier des griefs, lui donner la possibilité de se défendre et organiser une audition. Rien de tout cela n’a été fait. Ce sont des accusations sans fondement destinées à semer la confusion au sein de la boxe guinéenne », a déclaré Ousmane Niang.

Il assure par ailleurs que la fédération poursuit normalement ses activités et prépare son prochain congrès électif avec les clubs reconnus comme membres statutaires.

Dans la même dynamique, Alpha Amadou Baldé a rejeté les critiques de ses opposants, estimant que ces derniers ne représentent pas officiellement les structures habilitées à prendre part aux décisions de la fédération.

« Ceux qui parlent aujourd’hui ne sont pas des membres statutaires. Je mets quiconque au défi de prouver le contraire. Lors du dernier congrès électif, plusieurs de ces personnes n’étaient même pas présentes parmi les votants », a-t-il affirmé.

Le président contesté a également rejeté toute idée de suspension prononcée contre lui par une structure africaine de boxe, affirmant ne pas reconnaître l’organisation évoquée par ses adversaires.

« Nous ne connaissons pas African Boxing. Nous n’avons jamais participé à un congrès de cette structure. Les échanges actuels avec les instances internationales sont uniquement des communications administratives », a-t-il insisté.

Malgré la polémique qui secoue actuellement le milieu de la boxe guinéenne, Alpha Amadou Baldé se veut rassurant et nie catégoriquement l’existence d’une crise profonde au sein de la fédération.

« Nous ne sommes pas dans une crise et la boxe guinéenne continue de fonctionner normalement », a-t-il conclu.

Pendant ce temps, le camp opposé au président de la fédération annonce une nouvelle sortie médiatique dans les prochaines heures afin de répondre aux déclarations jugées « mensongères » du bureau dirigé par Alpha Amadou Baldé.

Ibrahima Limbita Camara