Le Dr David Makongo dénonce avec fermeté la qualification de « putschiste » attribuée au président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, par France 24. Il appelle la chaîne française à revoir son traitement éditorial de la situation politique guinéenne.
Le Dr David Makongo monte au créneau contre le traitement réservé au président guinéen Mamadi Doumbouya par France 24. Dans une déclaration, il condamne « avec la plus grande fermeté » l’utilisation du terme « putschiste » pour désigner le chef de l’État guinéen.
Selon lui, quelle que soit la terminologie employée pour décrire la transition politique antérieure, les médias doivent prendre en compte les réalités institutionnelles et électorales actuelles de la Guinée.
Le Dr Makongo estime que continuer à réduire un chef d’État africain élu à une qualification liée à une période antérieure constitue un traitement qu’il juge « sélectif » et « tendancieux ». Il considère que cette manière de présenter le président guinéen est également irrespectueuse envers le peuple guinéen et ses institutions souveraines.
Dans sa déclaration, il interpelle directement France 24 sur son traitement des dirigeants africains, en s’interrogeant sur la possibilité qu’un dirigeant européen soit systématiquement défini par un épisode controversé de l’histoire politique de son pays, malgré l’évolution ultérieure de son statut.
Pour le Dr Makongo, l’Afrique doit bénéficier de la même rigueur journalistique et de la même équité éditoriale que les autres continents.
Il reconnaît toutefois à France 24 le droit d’examiner le bilan du président Mamadi Doumbouya, de questionner ses politiques et d’analyser le fonctionnement des institutions démocratiques guinéennes. Il estime cependant que ces analyses doivent rester « factuelles, équilibrées et respectueuses ».
Le Dr Makongo rejette par ailleurs toute forme d’ingérence extérieure dans les affaires intérieures de la Guinée. Il affirme que les citoyens guinéens sont capables de gérer leurs institutions, de corriger leurs éventuelles insuffisances et de déterminer eux-mêmes l’avenir de leur pays.
Face à cette situation, il demande à France 24 de retirer la qualification qu’il considère comme « insultante », de publier une clarification appropriée et d’adopter un langage qu’il estime conforme aux exigences du journalisme professionnel et au respect de la souveraineté guinéenne.
Dans sa conclusion, le Dr David Makongo rappelle que la paix, la stabilité et le vivre-ensemble ne sauraient être considérés comme des privilèges réservés à certaines nations. Il appelle ainsi au respect de la Guinée, de l’Afrique et de la volonté du peuple guinéen.
Dr David Makongo




