Le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), Aliou Bah, a recouvré la liberté ce vendredi 2 octobre 2026, à la faveur de la grâce présidentielle accordée par le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, à 217 détenus, à l’occasion de la célébration du 68e anniversaire de l’indépendance nationale.

L’opposant avait été interpellé le 26 décembre 2024 à Pamelap, localité située à proximité de la frontière avec la Sierra Leone, avant d’être conduit à la Maison centrale de Conakry. Le 7 janvier 2025, il avait été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme pour « offense et diffamation » à l’encontre du chef de l’État par le biais d’un système informatique. Cette décision avait été confirmée en appel le 28 mai de la même année.

Son incarcération avait également suscité une procédure devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En juin 2026, saisie par ses avocats, la juridiction communautaire avait estimé que sa détention revêtait un caractère arbitraire et ordonné sa « mise en liberté immédiate et sans condition ».

Dans le prolongement de cette décision, la Cour de justice de la CEDEAO avait saisi, le 25 septembre dernier, la Cour suprême de Guinée afin d’obtenir des précisions sur les mesures prises par les autorités guinéennes en vue de son exécution.

Après près de vingt et un mois passés en détention, le leader du MoDeL retrouve ainsi la liberté, dans le cadre de la mesure de clémence présidentielle annoncée à l’occasion de la fête nationale.

Camara Fatou