Prévu pour ce mercredi 22 avril 2026, le sit-in initié par le bureau syndical de l’administration parlementaire n’aura finalement pas lieu. À la place, les responsables syndicaux ont opté pour l’ouverture de discussions avec les autorités du Conseil National de la Transition.

Les travailleurs saluent déjà une évolution notable, marquée par la signature du statut particulier ainsi que d’un mémorandum d’entente intervenue dans la soirée du mardi.

Selon le secrétaire général du syndicat de l’administration parlementaire, Ismaël Gassim Kalissa : « hier soir, nous avons été contactés par le patronat afin de nous rendre au CNT. Une délégation a donc été constituée et reçue. À cette occasion, une copie du statut particulier de l’administration parlementaire, dûment signée, nous a été remise. »

S’il reconnaît cette avancée, il souligne toutefois que plusieurs préoccupations restent en suspens : « ce n’est pas tout. D’autres revendications demeurent, notamment la question de la caisse nationale de sécurité sociale. C’est un point crucial, car il touche à notre couverture maladie et à nos droits à la retraite (…) Il y a également les arrêtés d’application qui encadrent les avantages professionnels. Un statut particulier sans ces textes d’application n’a aucune portée réelle », avertit-il.

Poursuivant, il précise que : « le comité de négociation va continuer les échanges afin que ces arrêtés d’application soient élaborés. »

Il rappelle également que : « le statut prévoit un délai de trois mois pour la mise en œuvre effective de ces avantages professionnels. Cela signifie que les travailleurs parlementaires doivent bénéficier de leurs primes, de l’assurance maladie ainsi que de l’ensemble des acquis liés à leur statut », explique Ismaël Gassim Kalissa.

Pour l’heure, le bureau syndical mise sur le dialogue et suspend toute action de protestation. Néanmoins, son secrétaire général invite les travailleurs à rester attentifs jusqu’à la satisfaction complète de leurs revendications.

La Rédaction